Fontaine de Vaucluse

samedi 20 mai 2017
par  J-C.Hamers

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Fontaine-​​de-​​Vaucluse est une commune fran­çaise située dans le dépar­tement de Vau­cluse, en région Provence-​​Alpes-​​Côte d’Azur.

Ses habitants sont appelés les Vauclusiens.

Le village est dominé par une gigan­tesque falaise de 230 à 240 mètres où la fon­taine a creusé sa résur­gence. C’est un siphon de 308 mètres de pro­fondeur, dont 223 sous le niveau de la mer3. Cette énorme source a donné son nom à toutes les « fon­taines vau­clu­siennes » du monde.

Les pre­mières explo­ra­tions du gouffre ont débuté en 1878, et le point le plus bas, soit - 308 m à partir de la surface de la grotte, n’a été atteint qu’en 1985 par un robot de la Société spé­léo­lo­gique de Fon­taine de Vaucluse.

La Fon­taine de Vau­cluse, la plus grosse source de France, est ici appelée « la Fon­taine ». Celle-​​ci donne nais­sance à la Sorgue qui se divise en plu­sieurs bras dans la plaine com­tadine et s’écoule en direction de Saumane-​​de-​​Vaucluse puis l’Isle-sur-la-Sorgue pour devenir ensuite un affluent de l’Ouvèze à Bédar­rides et Sorgues et du Rhône à Avignon.

Elle est classée cin­quième au rang mondial avec un débit d’eau annuel de 630 mil­lions de mètres cubes (20,0 m3/​s). Le débit en fin d’été 2009 est des­cendu à 6 m3/​s (79 cm), la sortie des eaux devient spec­ta­cu­laire en période de crue (hiver et prin­temps avec un débit qui peut atteindre les 90 m3/​s et dans ses plus forts débits, 170 m3/​s).
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La résur­gence de Fon­taine de Vau­cluse est en fait la sortie natu­relle la plus impor­tante d’un « réservoir » (galeries et cavités du massif des monts de Vau­cluse et du massif des Baronnies et draine du Mont Ventoux à la Mon­tagne de Lure les eaux de pluie ainsi que la fonte des neiges) sur une surface totale de 1100 km2.

C’est ici que saint Véran, évêque de Cavaillon, selon la légende, aurait réalisé son plus célèbre miracle en débar­rassant la Sorgue d’un hor­rible drac ou dragon que l’on nomme encore Coulobre.
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Ce Cou­lobre, dont on a voulu faire des­cendre le nom du latin coluber (cou­leuvre), était une créature ailée qui vivait dans l’exsurgence de la Sorgue. Elle passait pour s’unir avec des dragons qui l’abandonnaient ensuite, la forçant à élever seule les petites sala­mandres noires dont elle accou­chait. Elle cher­chait déses­pé­rément un nouvel époux et un père pour ses enfants mais sa laideur repoussait tous les prétendants

L’église Notre-​​Dame-​​et-​​Saint-​​Véran
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Cette église a été construite par les moines vic­to­riens sur l’emplacement d’un antique sanc­tuaire dédié à un dieu païen des eaux. Elle com­prend une nef à trois travées bar­longues donnant sur un transept qui s’ouvrait sur trois absides. Une impo­sante colonne romaine qui décore la partie sud du chœur et une cha­piteau réutilisé sur la colonne opposée restent les témoins du temple antique. Une porte, située sur le côté ouest, mettait l’église en relation avec le cloître attesté au XIIIe siècle.

Dans son état actuel, elle peut être datée du XIIe siècle, mais est, en réalité, la res­tau­ration d’un édifice du XIe. Cette datation est confirmée par la dédicace qui est gravée sur le montant sep­ten­trional droit de l’arc d’ouverture de l’abside : XIIIe (?). KAL. NOVEMBRIS /​ DEDI­CACIO. SCE /​ MARIÆ

Le Musée du Papier
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Implanté sur un site d’exception, Vallis Clausa est la recons­ti­tution d’un moulin pro­duisant du papier de haute qualité, selon les tech­niques tra­di­tion­nelles datant du XVème siècle. Mais c’est aussi un centre faisant tra­vailler une ving­taine d’artisans : travail du cuir ; peinture sur verre, sur soie, sur por­ce­laine ; travail du verre ; pein­tures ; sculp­tures ; jouets en bois ; pro­duits régionaux… On peut aussi y voir d’anciennes machines typo­gra­phiques, litho­gra­phiques, des presses, cisailles et massicots.
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